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Espace Schengen : les nouvelles règles de contrôles aux aéroports critiquées

Image par S. Engels / Adobe Stock

L’Union européenne s’apprête à lancer un nouveau système d’entrée et de sortie de son territoire. En plus des retards que cela peut impliquer, les compagnies aériennes sont aussi préoccupées par les nouvelles règles de réservation de vols qui seront introduites.

À partir du 6 octobre 2024, l’Union européenne lancera son nouveau système frontalier (Entry/Exit Scheme EES). Ce système vise en principe à recueillir les données biométriques des voyageurs afin de prévenir les menaces potentielles.

Cependant, la mise en place de ce système risque de causer des retards au niveau des ports et aéroports lors du passage des voyageurs. De plus, les compagnies aériennes se sont déclarées très préoccupées par les nouvelles règles de réservation de vols qui seront introduites lorsque le système entrera en vigueur.

Nouveau système d’entrée et de sortie de l’UE : Ryanair émet des réserves

L’EES implique l’enregistrement et le stockage électronique de données telles que la date, l’heure et le lieu d’entrée et de sortie des voyageurs qui franchissent les frontières de l’espace Schengen.

Ainsi, les compagnies aériennes doivent confirmer l’admissibilité des passagers au voyage, au moins 48 heures avant un départ programmé, rapporte ce mardi 19 décembre le site Schengen Visa Info.

Les transporteurs seront donc obligés d’envoyer des demandes de vérification au système EES pour s’assurer que les passagers ont un statut « OK » ou « NOT OK ». Compte tenu de cette exigence, la low cost irlandaise Ryanair estime que ce délai est trop long.

Ryanair trouve en effet que le délai de 48 heures ne lui permettra pas de vendre des billets d’avion de « dernière minute », qui sont très importants pour les revenus de toutes les compagnies aériennes.

Ce système « est loin d’être idéal », selon Ryanair

La compagnie se plaint aussi des règles applicables aux passagers voyageant avec un visa de long séjour, d’autant qu’ils n’entrent pas dans le champ d’application du système EES. Le transporteur indique qu’il devrait alors procéder à des contrôles de visa standard pour les détenteurs de visas de long séjour, ce qui entraînerait des retards et des désagréments.

Toujours dans le même état d’esprit, la low cost soulève d’autres anomalies quant à la mise en œuvre de l’EES, dont « les règles peu claires » concernant l’embarquement des passagers dans les cas où ils ne peuvent pas recevoir les messages « board » ou « no board ».

Dans le même sillage, Ryanair pense qu’avant la mise en place du système EES, les autorités de l’UE doivent d’abord fournir une formation aux aéroports pour les aider à s’adapter à ces changements.

En gros, Ryanair estime que « cet arrangement est loin d’être idéal ». Car « normalement, un tel développement introduisant des systèmes électroniques devra améliorer l’efficacité, mais pas d’y nuire ».

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